Les chansons, les vivants, le soleil.

J’imagine que c’était des fleurs partout

des chansons

des lignes de basse

à portée de vue

dans le froid

des mains qui se touchent

des êtres vivants

sans doute le gravier qui crisse sous une chaussure cirée

les murmures & les faiblesses

les bras qui tombent

les verbes qui résonnent

les bouches qui se tordent

les oiseaux qui s’en foutent & font ce que les oiseaux ont à faire

les cheveux blonds bruns roux qui s’emmêlent dans le vent d’autan

la faim.

Terrible.

le reflet du soleil sur le laiton

la poussière sur le noir tissu des costumes

les couleurs passées des fleurs passées sur ceux d’à côté

l’eau qui coule

j’imagine

l’eau qui coule

le poids que ça fait sur ces centaines de joues

les voitures qui passent de l’autre côté de la peine

la vie qui passe de l’autre côté de la grille

le silence

le bruit

le bruit

le silence.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s